les personnes atteintes de sp et leurs médecins doivent comprendre la pira. pour les patients, cela peut rendre certains aspects de la sp moins déroutants. si un patient sait qu’il ne compose pas seulement avec des poussées, mais aussi avec la progression de la maladie, il peut envisager des changements à son mode de vie ou à son plan de traitement.
pour les médecins, il est important de rechercher des signes de pira, car l’examen neurologique classique ne permet souvent pas de la détecter, et de prendre au sérieux toute observation concernant des changements fonctionnels, même s’ils semblent mineurs. le suivi des signes de progression de la sp peut à la fois aider les patients actuels et contribuer à une meilleure compréhension de la pira.
ardra lors d’une lecture dans le cadre de la tournée promotionnelle de son livre au sunshine coast festival à sechelt, en colombie-britannique. photo fournie.
l’importance de comprendre la progression de la sp
les personnes atteintes de sp doivent comprendre qu’elles seront très probablement confrontées à la fois à des poussées et à des symptômes progressifs, possiblement de façon simultanée. l’ancienne façon de voir les choses laissait entendre que ces difficultés pouvaient survenir séparément, ou que la progression était uniquement liée aux poussées. ce n’est plus le cas. la progression commence dès le début, mais elle peut être très difficile à détecter et varie considérablement d’un patient à l’autre.
cette vision de la sp comme une maladie évolutive dès le départ rend d’autant plus importante la nécessité, pour les patients, d’avoir des discussions éclairées avec leur équipe soignante. pour les personnes qui vivent avec cette maladie depuis des années, comme pour celles qui viennent de recevoir un diagnostic, la préservation de la santé cérébrale est une priorité absolue dans la sp.
« on ne peut pas réparer les lésions cérébrales, explique ardra. il faut agir rapidement, tenir compte de sa tolérance au risque, de son mode de vie et de l’étape de la vie où l’on se trouve. il est également très important de savoir que vous n’êtes pas lié indéfiniment à votre plan de traitement. réévaluez-le si quelque chose ne vous convient pas et discutez-en avec votre médecin. »