selon le national institute on aging, le zona entraîne un coût annuel d’environ 67 à 82 m$ pour le système de santé. de plus, les personnes touchées par le zona perdent en moyenne 57,5 heures de productivité, et celles qui développent une névralgie postzostérienne (npz), la complication la plus fréquente, perdent en moyenne 159,1 heures dans les six premiers mois suivant l’infection.
des travaux publiés par signal49 research (anciennement le conference board of canada) montrent que vacciner 80 % des canadiennes et canadiens de 50 ans et plus pourrait générer un rendement de 1,69 $ pour chaque dollar investi. au québec, ce rendement serait de 1,63 $, soit 305 m$ en gains de productivité et de 988 m$ en améliorations de l’état de santé pour les personnes vaccinées. ces bénéfices surpassent ceux associés aux investissements publics dans la recherche cardiovasculaire et les programmes de santé mentale en milieu de travail.
« maintenir les aînés actifs et en bonne santé, au travail ou dans la collectivité, constitue un levier essentiel pour améliorer la productivité du pays, affirme eddy nason, directeur de la santé à signal49 research. selon nos recherches, des investissements préventifs à forte valeur ajoutée, comme la vaccination contre le zona, représenteraient une première étape déterminante pour favoriser un vieillissement en santé et la productivité nationale. »
combler les écarts : un avenir axé sur la prévention
« la prévention, notamment la vaccination des adultes, change la donne sur le plan des enjeux de santé liés au vieillissement. pourtant, malgré des avantages évidents, la vaccination des adultes reste sous-utilisée », affirme la dre horn.
le canada consacre seulement de 5 à 7 % de ses budgets de santé à la prévention, et peu à la vaccination. souvent sous-financés, les programmes ne suivent pas toujours les recommandations du comité consultatif national de l’immunisation (ccni), ce qui entraîne des conséquences sur la santé, l’économie et l’équité.